À propos

Histoire de l’UELA

L’Université d’Été de la Libération Animale, ou UELA, est née en avril 2018 suite à la volonté de créer un événement animaliste réfléchissant à l’articulation des luttes et refusant toutes les oppressions, reprenant la devise « libération animale – libération humaine ».

Il s’agit d’un événement d’échanges et de rencontres à la fois intellectuelles et militantes autour de la libération animale, fonctionnant en auto-gestion. Des conférences et ateliers sont programmés sur toute la durée de l’événement, et des interventions peuvent aussi être proposées sur place par les participant·es. Sont également organisées, en fonction des propositions et possibilités, des projections de films, moments festifs, concerts, projets artistiques ou culturels… L’UELA a vocation à être un lieu de réflexions, mais aussi de détente et de création collective !

Le projet de l’UELA est de susciter une réflexion sur la condition et le statut des animaux non-humains dans notre société, ainsi que leur croisement avec les autres formes d’oppressions intra-humaines, afin d’agir pour leur amélioration. Il s’agit également de permettre de mieux connaître les autres animaux, de réfléchir collectivement aux stratégies d’actions militantes, de proposer des formations… ; les sujets des interventions sont très variés.

[rubrique en cours de rédaction]

Accueil et valeurs

L’UELA se veut un espace safe, accueillant et bienveillant pour toutes les personnes opprimées et minorisées. Il est indispensable pour l’UELA que les personnes vivant des oppressions, que ce soit sur le(s) critère(s) de leur identité de genre, de leur orientation sexuelle, de la couleur de peau, de leur religion, de leur corpulence, de leur situation de handicap ou de leur situation économique, ne vivent pas de reproduction de ces oppressions au sein de l’UELA. La sécurité des personnes minorisées, et le fait que l’UELA soit un espace véritablement accessible et bienveillant pour elles, est prioritaire à l’éducation des personnes dominantes et les propos et comportements violents / oppressifs ne sont donc pas admis. Les personnes ayant commis des viols et agressions sexuelles ne sont pas acceptées à l’UELA.

Pour une bienveillance active, voici quelques conseils :

– Beaucoup des participant·es de l’UELA sont des personnes trans et queers, y compris dans l’équipe d’organisation : ne présumez pas du genre et des pronoms de quelqu’un·e, mais écoutez la façon dont la personne se genre. Dans le doute, demandez-lui ses pronoms poliment, et évitez les questions indiscrètes sur les opérations / prénoms antérieurs / orientations et pratiques sexuelles.

– Les origines supposées, croyances religieuses ou couleur de peau d’une personne ne déterminent pas sa personnalité, sa langue, son pays de naissance, sa situation administrative ou économique… ; il est fondamental d’interroger son privilège blanc et ses préjugés et comportements à l’égard des personnes minorisées, de ne pas « présupposer » sur elles, et de ne pas se penser « irréprochable » parce que de bonne volonté. Les questions indiscrètes sur les « origines », la « culture » ou les pratiques religieuses sont à éviter.

– Pour les hommes cisgenres : faites attention à ne pas couper ou silencier la parole des minorisé.es de genre ; à ne pas adopter une posture d’expert pour leur « expliquer » tel ou tel sujet ; à ne pas regarder leur corps avec insistance et à faire de remarques, même si elles vous semblent positives, sur leur physique ; à les écouter quand elles vous font remarquer que tel propos ou comportement est sexiste / problématique.

– Il existe une grande variété de corps, de fonctionnements physiques et de fonctionnement psychiques ; les termes « fou / folle », « schizo », « autistes », « bipolaires », les remarques sur les « capacités intellectuelles » ou autres utilisées comme insultes ou comme moyen de discréditer une personne sont de la psychophobie, et une violence importante, de même que l’expression de « pitié », l’infantilisation ou les remarques désobligeantes (entre autres) envers une personne ayant un handicap physique ou une maladie, qui sont du validisme. Les jugements sur les modes d’alimentation des personnes ou sur leur morphologie ne sont également pas adaptés.

L’éthique et la bienveillance sont l’affaire de tou·tes : portons ensemble la devise « libération animale – libération humaine » !